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À Cyril Collard, mort du sida, Mars 1993.

Une voix

Je suis tombée amoureuse, d’une voix, d’une ombre, d’un visage, d’un corps.
Il nous a quitté à tout jamais, il a décidé de partir de ce monde.
Il n’a rien pris, il a disparu, une nuit de Mars. Il n’est jamais revenu.
Seule sa voix et quelques photos de journaux sont encore présents. Pour combien de temps?
Où es-tu? Comment est-ce là-haut? Parle-moi. Aide-moi.
J’aimerais que tu sois encore là.
Mort subite, mort attendue, pourtant.
Il ne me reste plus que cette voix cassée qui résonne contre les murs de ma solitude.
Tu es parti sans crier gare. Derrière toi ce message: Vivre.
Et toi? Où est-elle passé cette rage de vivre, qu’en as-tu fait, quand l’as-tu perdue?
Voulais-tu vraiment partir si tôt?
Mon coeur est triste, mon coeur se vide.
J’aimerais dormir pour quelques temps.
Voir comment c’est là-haut.
Est-ce donc si beau pour que personne n’en revienne?

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