Poésie des Grands

Hermann Hesse

Je peux répondre uniquement de ce que j’ai vécu et écris, ainsi que de mes contradictions, de mes zigzags et mon désordre. Ma tâche ne consiste pas à donner aux autres ce qui est objectivement le meilleur, mais à leur donner ce qui m’appartient en propre (ne serait-ce qu’une douleur, qu’une plainte) et à le faire d’une manière aussi pure et sincère que possible.

Hermann Hesse
Lettres (1900-1962)

Par défaut
Ode

Ciel étoilé

Toi
Moi
Sous la couverture des étoiles
Couchées sur le carrelage
Que toute la journée
Le soleil d’août
A chauffé.

On regarde
Tu t’exclames
Des « wishing stars »
Deux étoiles filantes
En réalité deux petites chauves souris
Drôle de concept pour tes 4 ans
Des souris chauves qui volent.

Et alors tu me demandes
« Les chevaux à ailes
Ça existent pour de vrai? »
« Non, mon ange »
Je te répond.

« Et les licornes? »
Non, mon ange.
Mais dans ma tête,
Pourtant elles existent
Je te répond à nouveau.

« Dans ton imagination
Tout peut exister »
C’est cela de la passion.

Leçon des étoiles
On se serre
Ton petit corps chaud
Contre moi
Ta petite main sur mon coeur
Et tu me dis
« Maman, ton coeur il fait boum boum
Comment il bouge le coeur? »

Je te distrait, demain
On expliquera l’anatomie
Et la physiologie
Et on prendra des leçons
Chez le Dr. T.

Ma pitchounette
Nuit dans le sud
Là tu me dis que tu aimerais
Demander
A ta wishing star
De vivre ici
Petit Paradis
De calme
Et de sérénité
Sur cette terrasse
Cette vue de St Paul
De la mer niçoise.

Ton souhait
Restée ici
Avec Mamie et Grimpy
Et ton amie
Et la je remercie
Ce cadeau
Cet héritage
Merci

Ma fille, ma jolie
Sous ce ciel étoilé
Mon étoile oracle
Toi, notre miracle

Les mêmes étoiles
Que je priais
Que je soudoyais
Que j’implorais
Pour que tu viennes
Que tu bénisses nos vie
Voeu exaucé

A ma wishing star
Je lui demande
De te protéger
De te guider
Dans la lumière
La paix
La serénité
De trouver
Joie et bonheur.

Pour toi
Ma pitchounette
De cette nuit étoilée
Une nuit du Sud
De toute beauté.

Septembre 2011

Par défaut
Uncategorized

Conjugaison

Tu joues
Je joue?
On se conjugue
Obsession
Car mon coeur
Ne bat plus
Même à ta vue

Et pourtant
Je joue
Besoin de toi
D’un je ne sais quoi
Je ne comprends pas

Ami, amant, amour, mari
Trouver l’intrus
Possession
Obsession
Perdue

Pour un moment
Toi le pro
Du sentiment
De tes mots
Tu me bénis
Et petit mouvement
Titillement
D’une oreillette
C’est joli
C’est reparti

Intimité
De ce pari
je me prends au jeu
De solitude
Je veux
Tes sollicitudes

Je joue
M’enveloppe
À tort
Je t’implore

Je doute
Et redoute
Ces ébats et débats

Case de départ
De poésie
Et de Marie
Je me nourris.

Septembre 2011

Par défaut
Londres

Carol Ann Duffy – London riots for Tariq Jahan

Londres

C’est à toi que je veux écrire. Insensée rationnellement. Toi que je connais si peu et en deux déjeuner, tu as ramener foi dans le désordre de mes neurones. Impossible de rester insensible à ta chaleur, ton sourire, ta positivité si loin du français typique, mais tu n’es pas de cet hexagone si constraint, si Pascalien.

Dîner avec mon père, savourer sa compagnie, son intelligence et son savoir, la terrasse du National theatre, temps couvert mais quelques lueurs de bleu s’échappent et font jalouser cet eventail de gris. Là sur la South Bank de la Tamise, animé et vibrant de créativité, Londres.

Je suis là, le vin aidant à oublier mes défenses, lui parler librement et tant pis pour son jugement. Ne pas regretter, chaque minute compte quand la mort our la maladie peut surprendre dans sa gloutonne.

Dans une enveloppe, il a pris le temps de me donner un poème de cette poétesse anglaise Carol Anne Duffy. Sa consigne: à ouvrir dans le métro. Poème pour Tariq dans ce moment, ultimum de la folie de la démocratie et capitalisme assené de notre société. Le poème le voilà pour toi:

After the evening prayers at the mosque,

came the looters in masks,

and you three stood,

beloved in your neighbourhood,

brave, bright, brothers,

to be who you were –

a hafiz is one who has memorised

the entire Koran;

a devout man –

then the man in the speeding car

who purposefully mounted the kerb …

I think we all should kneel

on that English street,

where he widowed your pregnant wife, Shazad,

tossed your soul to the air, Abdul,

and brought your father, Haroon, to his knees,

his face masked in only your blood

on the rolling news

where nobody’s children riot and burn.

Les larmes coulent à flot dnas le métro. Je ne cache rien de cette sensibilité a chair de peau, comme toujours et trop souvent, les mots me touchent et toi, toi tu es là, apparaissant involontairement dans ma pensée avec qui je voudrais partager cela.

J’analiserai après, le pourquoi toi, pourtant si évident car je crois notre sensibilité et naïveté ont quelques similarités.

Maintenant je sèche mes larmes et je pense à toi, toi dans un autre monde…

Août 2011

Par défaut